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lundi 14 mars 2011

Week-end à Cabourg




J'aime la Normandie, la douceur de son climat, la simplicité de ses villages, la diversité de ses paysages, sa cuisine. Mais je n'y étais jamais allée en hiver. Une chance, le printemps était en avance, présent sinon par la température, du moins par le bleu du ciel. Et les plages étaient bondées... comme je les aime c'est-à-dire désertées par les humains, mais couvertes d'oiseaux marins. Je crois bien que c'est ce cadre-là que je préfère photographier.

Les villages du Pays d'Auge nous offrent à profusion leurs maisons à colombages, pleines d'un charme séculaire. Le plus bel ambassadeur de ces villages est sans nul doute Beuvron-en-Auge, ses beaux manoirs et ses charmantes boutiques "à l'ancienne" que nous avons quelque peu dévalisées.


Dives-sur-Mer, petite station balnéaire, se réveille à peine d'un hiver qui fut rude. Elle possède quelques trésors, comme cette halle du XIVe siècle, où le marché se tient encore tous les samedis. Nous y avons trouvé des pavés d'Auge goûteux, des andouilles typiques de la région. Attention à ne pas entrer dans la guerre que se livrent déjà la Normandie et la Bretagne à propos du Mont Saint-Michel : il ne faut pas confondre l'andouille de Vire avec l'andouille de Guémené ! Dans ces halles, une ordonnance de Louis XI  réglementait l'emplacement des corporations.


L'église Notre-Dame daterait en partie du XIe siècle. Il reste encore des éléments de style roman, même si l'église fut agrandie par la suite. 






Elle recèle surtout deux trésors : le premier est la liste des 475 compagnons de Guillaume le Conquérant, lequel partit en 1066 de Dives-sur-Mer à la conquête de l'Angleterre. Même si le nombre et les noms des compagnons varient en fonction des commanditaires ou des historiens, la liste de Dives est l'une de celles qui font autorité dans ce domaine. En cliquant deux fois sur la photo, vous pourrez découvrir le nom de tous ces compagnons, classés par ordre alphabétique des prénoms.


L'autre curiosité de l'église est le trou aux lépreux, l'un des rares qui subsistent en France. Il permettait aux malades d'assister à la messe, à l'extérieur de l'église (c'est l'ouverture qu'on voit ci-dessous à gauche), sans risque de contaminer les fidèles...


Cabourg, ses plages, son casino, son Grand Hôtel, immortalisé évidemment par Marcel Proust : 


"Un seul mot, mon cher Georges, pour vous dire que je suis fort indisposé. Du reste, à l’Hôtel de Cabourg, j’ai tranché les difficultés en prenant simplement une chambre au quatrième, par conséquent n’ayant personne sur la tête, contiguë à une courette, par conséquent sans voisins de ce côté et de l’autre Nicolas. Ma chambre est petite et s’aère mal mais je l’ai prise parce qu’elle a une cheminée et Nicolas en revanche a une chambre superbe avec salle de bains pour laquelle je suis son tributaire. Excusez tous ces détails que je vous donne naïvement pour répondre à la sollicitude de vos questions. J’espère que bientôt vous viendrez chez Brès et comme vous ne craignez pas le bruit autant que moi, si vous vouliez loger au Grand Hôtel, je vous trouverai une chambre plus jolie qu’au quatrième avec de plus belles fenêtres sur la mer votre modèle.
Georges, je suis souffrant et ne veux pas me fatiguer à écrire.
Votre Marcel" (1909 - Lettre à Georges de Lauris)



A quelques kilomètres de là, nous avions trouvé un charmant gite, côté campagne, et les hôtes de la maison nous ont fort bien accueillis. Nous n'avons pas eu le temps d'emmener Cadichon et Cadichette en balade, nous reviendrons... Le chat à trois pattes prenait le soleil sur un banc de Beuvron en Auge. Et l'Ane bleu est une boutique du même village dans laquelle nous avons fait quelques emplettes : chapeaux, linge ancien, déco, tout est tentant.



Au revoir Cabourg...


dimanche 24 octobre 2010

Retour vers l'été de Touraine

L'été semble loin déjà,  voilà le moment de remonter un peu le fil du temps...  Nous avons fait une escapade en Touraine, en compagnie d'amis aussi charmants que leur maison tourangelle. Le soleil et le ciel bleu, quoique nuageux, seyaient mieux au Château de Chenonceau que le gris de l'an dernier. Ce fut pour Flore-Anne l'occasion de s'essayer au canoë dans des  conditions exceptionnelles : descendre le Cher et passer sous le château des Dames est -parait-il- un moment de bonheur !


La douceur de la Touraine, c'est un climat, une architecture spécifique qu'on découvre dans chaque village, dans chaque ville imprégnée d'histoire. Cette douceur, on la retrouve tout autant dans ses pierres blondies par le soleil couchant, que dans le tuffaut éclatant de blancheur. Voilà une province où il ferait bon vivre...


... à contempler les ciels changeants. Une fois de plus, les montgolfières ont approché, me faisant rêver à un voyage exceptionnel au dessus de la vallée de la Loire et de ses châteaux...  Peut-être un jour, pour un anniversaire tout aussi exceptionnel que le lieu !


Les nuages qui s'annonçaient le soir ont envahi le ciel et définitivement masqué le bleu. Pas de chance pour les photos, mais le château d'Amboise, dans cette ville coquette, ne souffre pas de  cet écrin gris. Il est très impressionnant, sur son promontoire en bordure de Loire.


La Chapelle Saint-Hubert abrite la tombe de Léonard de Vinci... en tout cas ses restes présumés.
Merci à Françoise, qui me rappelle que les vitraux de la chapelle ont été réalisés par Max Ingrand.


La forteresse médiévale est devenue logis royal sous Charles VIII et François 1er. On découvre des salles gothiques et des salles Renaissance, remarquablement conservées.



Notre visite de la Touraine s'est poursuivie par les parcs et jardins du Château de Valmer. S'il ne reste rien du château lui-même, qui a été détruit par un incendie en 1948, le parc a été préservé, ainsi que les communs, le "Petit valmer" et ses terrasses, qui donnent une assez bonne idée de ce que devait être le château au XVIIe.


Le potager quant à lui  est devenu un "potager conservatoire" de grande renommée, dans lequel on trouve parait-il plus d'un millier de variétés différentes. J'avoue ne pas les avoir comptées, mais l'alignement, par exemple, des différentes espèces de pommes, de poires, mais aussi de courges ou de rhubarbes est impressionnant.


Nichée dans l'une des terrasses, une petite chapelle troglodytique.







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Quelques vues supplémentaires de l'intérieur du Château de Chenonceau. Des éléments d'architecture, des sols, des cheminées.... des merveilles de délicatesse, on croirait de la broderie fine ! 






Et la cuisine rutilante, la chaleur de ses cuivres, l'immense rôtissoire encore frémissante, un lieu qu'on imagine bourdonnant d'activité, envahi de vapeurs et de fumets...




Joli retour en arrière, qui me permet de reprendre pied dans l'automne, riches des souvenirs de l'été.

dimanche 21 mars 2010

La francophonie

Le 20 mars, c'était la Journée Internationale de la Francophonie. Le mot a été inventé en 1880 par un géogaphe, Onésime Reclus. A l'occasion des 40 ans de l'Organisation Internationale de la Francophonie, intiée entre autres par Léopold Sédar Senghor, une maison de la Francophonie aurait dû être inaugurée à Paris. L'événement a été reporté car l'édifice n'est pas terminé... Ce qui donne un retard de plus de deux ans par rapport aux ambitions de départ. 70 pays sont directement concernés par la langue française à des titres divers. Je vous laisse les découvrir sur la carte interactive, en cliquant sur le lien.

L'anniversaire a été l'occasion de bien des manifestations dans le monde, que vous pourrez retrouver sur le site officiel. Il correspond aussi à la parution, aux excellentes Editions Autrement, de l'ouvrage "Voyage en Francophonie" d'Olivier Bleys. S'intéresser à la francophonie, ce n'est pas se regarder le nombril, c'est au contraire s'ouvrir au monde de la diversité.



Petit tour au Québec


Petit tour en Haïti (à laquelle ce 40e  anniversaire est dédié)


Poèmes lus par Léopold Sédar Senghor



Grâce à Lily, Fred Pellerin et l'irremplaçable accent québecois, nous parle des contes...


jeudi 18 mars 2010

L'immortelle






Un rapide passage pour saluer l'entrée de Simone Veil à l'Académie Française. C'est la sixième femme a y être admise, sur un total de  719 membres. La parité a du souci à se faire chez les immortels.

Un excellent article à lire chez Maître Eolas.

Pour votre parcours et vos combats, Madame, tout mon respect.

jeudi 4 mars 2010

Le printemps, bientôt....

C'est aujourd'hui l'anniversaire de la naissance de Vivaldi. Antonio Lucio Vivaldi est né à Venise le 4 mars 1678.



Un peu de musique, tout en douceur, pour faire venir le printemps...





Quelques notes de musique : "Je l’ai ouï se faire fort de composer un concerto, avec toutes ses parties, plus promptement qu’un copiste ne le pourrait copier." (De Brosses)

lundi 1 mars 2010

Devoirs de vacances 1954






Il est temps de commencer les révisions, si on veut être prêt pour le certif, à la fin de l'année scolaire. Le Certificat d'Etudes,  Colette ou Marcel Pagnol nous ont montré quelle importance il avait dans la vie scolaire des enfants de la fin du 19e siècle jusqu'aux années soixante . Pour certains, généralement issus de milieux modestes, ce fut le seul diplôme, la fierté de toute une vie ; la preuve que l'école élémentaire, et Monsieur  l'instituteur, avaient rempli leur office. "J'ai mon Certificat d'Etudes", c'est une phrase que j'ai entendue souvent dans ma famille avec émotion et tendresse pour ceux qui la prononçaient.

Dictée (10 points) et Questions (10 points) - 50 mn

Le premier feu,vu par la chatte.

Feu ! Te voici revenu, plus haut que mon souvenir, plus cuisant et plus proche que le soleil ! Feu ! Que tu es splendide ! Par pudeur, je cache ma joie de te revoir, je ferme à demi les yeux où la lumière amincit ma prunelle. Mon ronron discret se perd dans ton crépitement. Ne pétille pas trop, ne crache pas d'étincelles sur ma fourrure ; sois clément, feu varié, que je puisse t'adorer sans crainte...
Je sais, puisque je suis chat, tout ce qui vient derrière toi, feu. Je prévois l'hiver que j'accueille d'une âme inquiète, mais non sans plaisir. En son honneur, déjà ma robe croît et s'embellit. Mes rayures brunes deviennent noires et le poli de mon ventre passe en beauté tout ce qui s'est vu jamais.

Colette

Questions :
La chatte est-elle contente ? Quels sont les détails qui le  montrent ? Pourquoi les rayures brunes deviennent-elles noires ?
Expliquez : clément (employer ce mot dans une phrase) ; pétiller.
Analyser : splendide ; joie ; te (revoir) ; par pudeur.

Rédaction (10 points - 50 mn)

Vos parents ont commandé un poste de T.S.F. Votre attente, votre joie à l'arrivée du colis. Que fait toute la famille les premiers jours de l'installation du poste à la maison ?

Calcul

Une personne riche laisse en mourant sa fortune qui doit être partagée entre les familles de plus de trois enfants du village, proportionnellement au nombre des enfants. Le village comporte une famille de neuf enfants, une famille de sept enfants, trois familles de six enfants, quatre familles de cinq enfants, et douze familles de quatre enfants. La fortune, après paiement des droits divers, s'élève à 6 850 000,00 francs.
Que recevra chaque famille ?



Sciences

Garçons ruraux : Quel est le but des drainages ? Citez les différents moyens de drainage que vous connaissez pour drainer les sols de culture.

Garçons maritimes : Dessinez les différentes phases de la lune. Quelles phases correspondent aux plus fortes  marées ?

Garçons urbains : action de l'alcool sur l'organisme humain (ndlr : bonjour la réputation !)

Filles : Comment combattre la constipation chez un bébé (ndlr : au secours...).



Couture

Une boutonnière à deux brides. Lettre A au point de croix sur toile.

Les textes (authentiques) des épreuves sont extraits de "Carnet du certificat d'études 1954" aux Editions De Borée.
Les photos sont tirées de "Images de notre enfance - L'école de Monsieur Rossignol" également aux Editions De Borée. Vous pouvez voir d'autres tableaux, de ma collection personnelle, A la récré.


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Leçons de choses : "Ce qui distingue l'autodidacte de celui qui a fait des études, ce n'est pas l'ampleur des connaissances, mais des degrés différents de vitalité et de confiance en soi." Milan Kundera (L'insoutenable légèreté de l'être)

mardi 26 janvier 2010

Patte blanche à Baltard

Le pavillon Baltard, aujourd'hui classé Monument Historique et installé à Nogent sur Marne, est le seul survivant des anciennes Halles de Paris, les vraies, celles du Ventre de Paris, celles de Zola, avant leur installation à Rungis dans les années 70. C'était le Pavillon des Oeufs et Volailles, conçu par Baltard en 1873. Il parait qu'il abrite désormais  des spectacles  aussi mémorables que  Miss Europe ou la Nouvelle Star (Késako ??). Pauvres de nous...

Ce jour-là, il pleuvait et mes photos du pavillon sont si tristes que j'emprunte celle du site Topic-topos.



Et pour s'instruire sur le Pavillon Baltard, revivre l'époque des anciennes Halles de Paris, quelques sites :


Les nouvelles stars de dimanche étaient les félins... Petit panel de couleurs et de styles :-)



Il y eut un roitelet des animaux de 3 semaines. Je pourrai désormais dire sans mentir que j'ai approché un lion à moins d'un mètre cinquante :-)) Mais il me semble que sa présence symbolise assez bien l'ambiance qui règne parfois sur ces territoires des expositions félines qu'on appelle des "carrés". Qui sont en fait des rectangles, plus proches, dans certains esprits, des rings que des cours de récré.


Mais notre miss Europe à nous, c'était Extasy des Bois de Prinçay. Elle avait un fan club comme nulle autre de ses congénères ! Bravo la miss, bravo Amandine et... bravo Lulu !


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Grâce à Lulu, quelques photos de la première exposition féline, qui eut lieu en 1871 au Crystal Palace, à Richmond. Les dames sont aussi bien toilettées que les chats ;-)




Coup de pattes : "Qu'est le plus beau ? Le mouvement du félin ou son calme ?" Elizabeth Hamilton

mercredi 11 novembre 2009

Anniversaire (bis)

Les dates parfois flirtent entre la famille et l'Histoire.


Louis Henri est un jeune tailleur d'Alençon, né en 1897. Lorsqu'il se marie le 21 mai 1918 à Jeugny, dans l'Aube, il porte déjà fièrement sa tenue de militaire. Il est en effet enrôlé dans le 366e régiment d'infanterie, et l'organisation de  son mariage avec la jolie Suzanne est un peu précipitée, juste avant son départ.

En août 1918, le 366e régiment, issu du 166e , combat dans l'Aube, et entre le 20 août dans l'Aisne.



Le 30 août 1918, comme nombre de ses camarades qui ont partagé cet enfer, Louis Henri est "Mort pour la France", au bac d'Arblincourt, sur une terre qui n'était pas celle du jeune tailleur d'Alençon. Sa jeune veuve Suzanne, épousée trois mois plus tôt, reçut les "consoléances" (sic) de Monsieur le Ministre de la Guerre, le 27 septembre 1918.

En France, neuf villages sont aussi "Morts pour la France", dans ce qui fut appelé La Zone Rouge.

Grâce à Marité, un site pour en savoir plus sur les batailles de la Picardie. Grâce à Marité aussi, Cicatrices de guerre (s) une BD à plusieurs mains (dont celles d'un certain Damien, si j'ai bien compris ;-)) qui retracent l'histoire de la grande guerre.



Un autre livre (à destination des plus jeunes cette fois) sur le même thème : "Quand ils avaient mon âge - Petrograd, Berlin, Paris - 1914-1918" Editions Autrement Jeunesse.


samedi 7 novembre 2009

Sur les murs de Rome



SPQR, Senatus Populusque Romanus... Le sénat et le peuple de Rome symbole de la République de Rome, puis par extension de la Rome antique.




Les symboles impériaux, religieux, baroques, peuplent les rues de Rome. Sans doute les habitants ne les voient-ils plus depuis longtemps. Ils donnent à la ville, pourtant, un charme particulier, qui écrit son histoire sur les murs des moindres ruelles, mais aussi des palais.







Le Blason des Médicis (Medici, en italien) surmonté de la tiare papale.

 La pensée du jour : "Plaisir léger, volage, fugitif qu'accompagnent mille tourments, à travers l'éclat trompeur dont tu nous éblouis, tu caches des maux cruels, et ta riche et brillante parure couvre des monstres hideux." Laurent de Médicis, dit Laurent le Magnifique