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lundi 1 août 2011

Un jour à Cabourg

Pas encore en vacances la semaine dernière, je me suis pourtant offert une journée au bord de la mer et il a fait beau ce jour-là, si si... enfin presque toute la journée !


C'est vrai, comme vous pouvez le constater, le matin était un peu gris... Cela ne m'a pas empêchée de faire poser mes modèles préférés :-)...




De me promener avec beaucoup de plaisir dans cette petite ville charmante (d'autant plus charmante que le temps, frais pour un mois de juillet, n'incitait pas trop les touristes à sortir... C'est très égoïste mais j'aime bien quand je suis la seule touriste ou presque :-))


Et puis,  vers midi, alors que nous dégustions les traditionnelles moules-frites devant le Grand Hôtel, le ciel peu à peu se fit bleu... la mer reprit des couleurs, et chacun put vaquer à ses occupations



Un petit tour sur d'autres plages, pour choisir entre le bleu et l'orange


ou pour surveiller mes belles


Bon, celle-là est floue, je sais (j'apprivoise mon nouveau matériel), mais ELLE ME REGARDE... ça m'épate toujours !


Un petit air de vacances avant l'heure... A bientôt Cabourg.


Et puis comme il y a longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles de mes trois merveilles, les voici !


lundi 17 janvier 2011

D'un blog à l'autre



Contrairement à ce que pourrait laisser croire l'affiche, au fond de la photo, ce n'est pas la file d'attente pour "France 1500"... enfin pas encore ! Pomme, Flore-Anne et moi et moi nous étions donné rendez-vous pour aller voir Monet dans toute sa splendeur. Le problème avec ces expositions "incontournables", c'est qu'elles le sont pour beaucoup, et qu'on aimerait à cette occasion que nos concitoyens soient totalement incultes afin de visiter l'exposition dans de bonnes conditions. Mais force est de constater que les expositions attirent de plus en plus et que les files d'attente s'allonge, longe, longe.... Pour Monet, dont je suis pourtant une inconditionnelle, j'avais un peu tardé à réserver. Seules restaient les  places à 4 h 30, la veille de la fermeture. Oui oui, vous avez bien lu, 4h 30, Monet ça se mérite ! Le temps de parlementer avec Pomme (quand même venir de sa campagne comme de ma banlieue reculée  à 4 h du mat,  ça demande un peu d'organisation...) le temps donc de parlementer.... envolées les places à 4 h30 ! Nous avons donc opté pour la seule autre solution (qui sera celle que désormais j'adopterai), la carte Sésame. Et les portes se sont ouvertes pour nous, mais pas pour nous seules ! Trente minutes avant l'ouverture des portes au public (nous on est prioritaires, nananère...), la foule patiente déjà devant des panneaux indiquant "A partir de cette limite, l'attente est de deux heures"... Lorsque nous sortirons, les panneaux indiqueront cinq heures ! 

A l'intérieur, les prioritaires sont suffisamment nombreux pour bloquer  les deux premières salles... J'ai été étonnée par la première en particulier. J'avais l'impression qu'il manquait quelque chose, pas de présentation, pas d'introduction. Quelle chose curieuse, comme si on avait supposé d'emblée que les visiteurs agacés par tant de promiscuité n'y feraient qu'un bref passage. Pour ma part j'y suis revenue après coup, laissant passer l'orage et attendant une éclaircie. Bien sûr l'émotion est présente, y compris celle de reconnaître certains tableaux qu'on a vus ailleurs, à New York, à Saint-Pétersbourg ou... à Orsay :-) 

Si on n'a pas pu aller au Grand Palais, il faut visiter le site internet exceptionnel conçu à l'occasion de  MONET 2010 qui malheureusement devrait disparaitre dès la fin de l'exposition... alors que je n'ai pas eu le temps de tout explorer parce que c'est très beau, très riche mais  le chargement un peu lent et le programme chargé. Pour les retardataires, ou ceux qui auraient le goût d'y retourner (je n'ai pas dit mon dernier mot), signalons que MONET 2010 sera accessible 24 heures sur 24 de vendredi 21 au matin jusqu'à lundi 24 à 21 heures....


La file d'attente est aussi impressionnante à la boutique, j'ai donc renoncé à m'offrir le "Les carnets de cuisine de Monet" ; mais j'ai ressorti avec plaisir celui que j'ai acheté à Marmottan, avec les fac-similés que j'adore,dont l'acte de naissance d'Oscar Claude Monet, ou le programme de sa première exposition au Havre, sous le nom d'Oscar Monet.

Juste à côté, l'exposition France 1500 jetait ses derniers feux, et attirait, elle aussi, une nombreuse assistance. D'où les commentaires outrés "Mais c'est la première fois que j'attends, avec une Carte Sésame !" Ciel....
L'ambiance n'est pas la même, plus feutrée, plus érudite peut-être. Mais il y a un parcours étudié pour les enfants qui est très bien fait et qui rend de grands services à ceux qui ne sont pas spécialistes du Moyen Âge !  Je me suis régalée à essayer de décrypter quelques textes anciens,  exercices de paléographie dans un écrin magnifique. Je reste émerveillée que tant de chefs d'oeuvre résistent à l'épreuve du temps et des hommes. Si vous n'avez pu la voir,quelques images ci-dessous.



*************

Quelques jours plus tard, j'ai reçu un colis :-)) Les habitués reconnaîtront sans doute le style de Norma que j'apprécie au point d'avoir souhaité accueillir l'un de ses tableaux chez moi. Il n'est pas encore à sa place définitive, ni même dans l'habit qui sera le sien, mais j'en suis déjà ravie. Et Norma a eu la gentillesse d'y joindre un tableau doré d'une grande douceur. Un grand merci à toi, Norma.



Et parce que je ne vous ai pas donné de nouvelles d'elles depuis longtemps, qu'elles sont un réconfort permanent et indéfectible, quelques photos de nos beautés félines.

lundi 18 octobre 2010

Déli en concours

On ne quitte pas le monde des félins...C'est George qui nous a proposé un concours mettant en scène sur une même photo notre chat, notre blog et un livre.

C'est bien connu, les chats adorent les livres et l'ordinateur... sauf quand on le leur demande ! Après quelques tentatives ratées et quelques cavalcades dans la maison, voici la photo que j'ai choisie pour concourir :


On dirait vraiment que Délicat's s'exerce à la lecture du manuscrit de "Sido" de Colette (Editions Zulma -CNRS) !

Vous pouvez bien sûr aller voir les autres minettes et matous en situation, la concurrence est rude.


Et voilà le meilleur supporter de Délicat's, Aguichou qui n'a pas encore compris l'usage qu'on peut faire d'un clavier !

mercredi 7 juillet 2010

Divers d'été...

Chez beaucoup d'entre vous, on parle de la chaleur, de surcroit de travail, de difficultés à venir "bloguer" régulièrement... Je ne fais pas exception à la règle et cette fin d'année scolaire tourne au marathon. Submergée de travail le jour, anéantie par la fatigue et la chaleur le soir... Une trop longue attente, quelques nouvelles diverses, au fil de la semaine...

Notre jolie boudeuse a eu deux ans cette semaine. Un clown qui s'ignore, un "lapin" tendre comme dit ma fille qui l'a tant apprivoisé que ledit lapin accepte désormais nos câlins et patouillages, un éternel bébé pataud.... Bon anniversaire Délicat's, notre Déli !


Quelques nouvelles des roses trémières, qui m'inquiétaient l'année dernière, ici. On les disait capricieuses, voyageuses ... bref, je n'aurais pas trop parié sur leur survie après l'hiver. J'aurais eu tort ! Elles ont prospéré remarquablement, au point de vampiriser le chèvrefeuille dont on aperçoit une liane, ici ou là. Comme la terre semble leur plaire, je tenterai d'autres couleurs, le long du mur mitoyen. Souvenez-vous, j'avais rapporté des graines des roses trémières noires du Grand Hôtel de Cabourg... Et j'en ai aussi volé quelques-unes du jardin de Colette... chut ;-) ! Je compte sur les jardinières expertes que vous êtes pour me dire comment faire (les lancer à la volée, je n'y crois pas trop... Dois-je semer dans une petite jatte ? Et si oui, quand ? Merci de votre aide horticole :-))


Surprise à la médiathèque de Tremblay. Les bibliothécaires, toujours pleins de ressources, aussi sympathiques que compétents, nous ont réservé des colis surprises, à choisir en plus du "quota" déjà très conséquent auquel nous avons droit pour les vacances. Des "cadeaux" regroupés par thèmes : vampires (non merci), BD, fantasy (euh...), polars, Chicago, Politique et humour (surtout en ce moment),  Rire au travail (mais si), Poésie contemporaine, Mai 68,  Mozart (ce fut le choix de Flore-Anne) ou Goncourt... ce fut le mien ! Et le paquet ouvert, reste à déguster : livres, dvd, BO de film, Livre audio... Nous avons vraiment apprécié cette sympathique idée.


J'ai posé une partie de mes trésors de l'été dans une coupe acquise à Saint Sauveur, à la Poterie de la Bâtisse, digne représentante des célèbres Poteries de Puisaye.

Quelques tours de potier : "Les cruches ventrues, insolemment sexuées, étaient pétries et cuites à la Bâtisse, veines d'argile grasse à fleur de terre. Vernissées, avec ça et là des rehauts d'oxydation empruntés au feu du four, tournée à la main et au pied, la rustique poterie de la Bâtisse, dépendait de deux gestes très anciens, dont l'un, celui des mains, enchantait par sa suavité et son silence, et modelait les écuelles, les fait-tout avec une queue, les fait-tout sans queue, les cruches pour l'eau, les cruchons pour le lit... L'émail inégal, mais toujours d'un brun chaud, couvrait cette vaisselle née de notre sol." Colette (Ces dames anciennes).

dimanche 9 mai 2010

Tchin, tchin


Les minettes sont tellement fières de faire partie du Kali's Club, qu'elles ont décidé d'arroser ça ensemble ! Un immense câlin à tous les félins du club (ça commence à faire du monde...) et merci Norma pour cette belle idée.

Quelques gouttes : "Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.' Jean Giono (Que ma joie demeure)

dimanche 18 avril 2010

Le club de Kali

Aux Cerisiers, les minettes sont dans tous leurs états : elles ont été admises au club de Kali chez Norma qui, déjà, compte 34 membres.Que du beau monde ! Merci Norma de nous y accueillir.



 Délicat's se rengorge...

Douce ouvre un oeil pour manifester son intérêt...

 Nougatine retrouve ses 20 ans... enfin sa jeunesse !




Et allons donc voir le chat de la voisine, miahou, miahou !

lundi 15 mars 2010

Le chat croqué

En écho au billet d'Anne, voici un chat qui ressemble beaucoup à celui qu'elle nous a présenté !


Et si j'utilise Photoshop, la ressemblance est encore plus grande :-)




Des Chats très, très.... félins - Pow Wow, c'est à s'en lécher les babines :-)


mercredi 13 janvier 2010

Chats au chaud



Nougatine à sa fenêtre ;-)

Il est rare que nos trois félines se trouvent au même endroit de la maison. Encore plus rare que j'arrive à les saisir toutes les trois sur une même photo.
Il fait très froid dehors mais l'appartement est bien chauffé. Pourtant elles passent beaucoup plus de temps que d'habitude tout près des sources de chaleur, au fond à côté du radiateur ;-)







Douce rêveuse, Chantilly de Déli

*****

Coups de griffe : "Au commencement, Dieu créa le chat à son image. Et, bien entendu, il trouva que c’était bien. Et c’était bien, d’ailleurs. Mais le chat était paresseux Il ne voulait rien faire. Alors, plus tard, après quelques millénaires, Dieu créa l’homme. Uniquement dans le but de servir le chat, de lui servir d’esclave jusqu'à la fin des temps. Au chat, il avait donné l’indolence et la lucidité ; à l’homme, il donna la névrose, le don du bricolage et la passion du travail. L’homme s’en donna à coeur joie. Au cours des siècles, il édifia toute une civilisation basée sur l’invention, la production et la consommation intensive. Civilisation qui n’avait en réalité qu’un seul but secret : offrir au chat le confort, le gîte et le couvert.

C’est à dire que l’homme inventa des millions d’objets inutiles, généralement absurbes, tout cela pour produire parrallèlement les quelques objets indispensables au bien-être du chat : le radiateur, le coussin, le bol, le plat à sciure, le pêcheur breton, le tapis, la moquette, le panier d’osier et peut-être aussi la radio puisque les chats aiment la musique.


Mais, de tout cela les hommes ne savent rien. A leurs souhaits. Bénis soient-ils. Et ils croient l’être. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des chats." Contes Glacés - Jacques STERNBERG

dimanche 13 décembre 2009

Pause féline

Quelques photos de chats, avant celles des chevaux. Délicat's et Douce s'intéressent aussi aux équidés...





Ca ne doit pas sentir le crottin (en principe !) mais ça les laisse perplexes.



Chats de bibliothèque...



Délicat's dans son activité favorite : grimper aux murs...

SOIR DE DECEMBRE



Ce soir de décembre
Est si triste
Qu'on ose à peine respirer.
On entend doucement le disque
De la pleine lune tourner.

Et sous l'aiguille de la bise
Meurt et renaît, le long des toits,
Une longue plainte que brise
Le miaulement bref d'un chat.

Maurice Carême

lundi 30 novembre 2009

Coin cuisine

C'est Michelaise qui voulait connaître notre cuisine avant de nous demander de montrer notre table de chevet. Mais où va-t-elle s'arrêter :-) ?

Ce n'est pas la pièce où je passe le plus de temps, mais je l'ai voulu lumineuse, pas trop sérieuse. J'avais choisi les couleurs de la maison de Monet, jaune et bleu... Les couleurs sont plus soutenues que ce qui était prévu... C'est égal, j'aime bien ma cuisine, et j'y ai d'ailleurs encadré des cartes postales de la maison de Giverny.

La voici, à l'heure où les chats vont boire ;-)






Encore du bleu et du jaune, mais c'est à Giverny, chez Claude Monet :



Un petit coin de la cuisine de Monet. On ne peut malheureusement prendre de photos du fourneau magnifique, de la collection de cuivres. On peut cependant visiter la maison sur le blog d'Ariane, dont j'ai parlé plusieurs fois.

On peut aussi profiter des photos et des recettes de l'ouvrage "Les Carnets de Cuisine de  Monet", aux Editions du Chêne.




La recette du jour : "Risquer de ne plus être seul dans la cuisine au petit déjeuner, alors que le goût même du café au lait semble fait pour la solitude fraîche et bleue du matin." - Patrick Besson - La maison du jeune homme seul (1988)

jeudi 5 novembre 2009

Festival de chats

Nous avons eu de la visite. Nos visiteurs, et en particulier Jean-Paul, opportunément doté d'un appareil photo, nous ont offert les clichés de nos déliceuses chattes. Ca tombe bien, après les 990 photos de Rome, je n'ai pas du tout le temps de prendre des photos à la maison !










Y'a quelqu'un là-haut ?



Ah oui, y'a quelqu'un !



Merci Jean-Paul pour ces splendides photos, qui mettent bien en valeur leurs yeux superbes. Et merci Michèle, ma copine de lycée et de caté, retrouvée 35 ans plus tard ;-) !




Le coup de patte du jour :

Prrou

Quand je l’ai connue, elle gîtait dans un vieux jardin noir, oublié entre deux bâtisses neuves, étroit et long comme un tiroir. Elle ne sortait que la nuit, par peur des chiens et des hommes, et elle fouillait les poubelles. Quand il pleuvait, elle se glissait derrière la grille d’une cave, contre les vitres poudreuses du soupirail, mais la pluie gagnait tout de suite son refuge et elle serrait patiemment sous elle ses maigres pattes de chatte errante, fines et dures comme celles d'un lièvre.


Elle restait là de longues heures, levant de temps en temps les yeux vers le ciel, ou vers mon rideau soulevé. Elle n'avait pas l'air lamentable, ni effaré, car sa misère n'était pas un accident. Elle connaissait ma figure, mais elle ne mendiait pas, et je ne pouvais lire dans son regard que l'ennui d'avoir faim, d'avoir froid, d'être mouillée, l'attente résignée du soleil qui endort et guérit passagèrement les bêtes abandonnées.


Février vient, et le vieux jardin ressembla, derrière sa grille, a une cage pleine de petits fauves. Matous des caves et des combles, des fortifs et des terrains vagues, le dos en chapelet, avec des cous pelés d'échappés à la corde - matous chasseurs, sans oreilles et sans queue, rivaux terribles des rats - matous de l'épicier et de la crémière, allumés et gras, lourds, vite essoufflés, matous noirs à collier de ruban cerise, et matous à collier de perles bleues....
La bourrasque tragique et voluptueuse se calma enfin. Je revis la chatte grise, étique, décolorée, plus farouche que jamais et tressaillant à tous les bruits. Dans le rayon de soleil qui plongeait à midi au fond du jardin noir, elle traîna ses flancs enflés, de jour en jour plus lourds - jusqu'au matin humide où je la découvris, vaincue, fiévreuse, en train d'allaiter cinq chatons vivaces, nés comme elle sur la terre nue.


Colette- La paix chez les bêtes