mercredi 1 mai 2013

U comme... Usine, V comme... Vaunois, W comme... Wagon

Une petite semaine...j'ai raté quelques lettres de l'alphabet du challenge. Une intervention  m'a tenue éloignée quelques jours d'internet, des articles des participants, et de vous tous amis lecteurs :-). Plutôt que d'augmenter encore mon retard, je vais suivre les recommandations de Sophie qui permet qu'un mot, une photo ou une phrase représente la lettre du jour...

U comme... Usine
Une ville est souvent représentée par une spécialité dite "régionale" culinaire... Pour Troyes, c'est l'andouillette, citée dès 1590 ! Mais cette ville est aussi connue comme capitale de la bonneterie, c'est-à-dire la fabrication et la vente d'articles d'habillement en maille...:  les bonnets, comme on peut s'en douter, puis les bas, les chaussettes et la lingerie. Ce corps de métier existait déjà au Moyen Age et au 18e siècle, Troyes comptait 70 bonnetiers. Dans le Pays d'Othe à une vingtaine de kilomètres au sud ouest de la ville, Louys Vaunois était bonnetier à Rigny le Ferron. Et il y a fort à parier qu'il avait exactement le même "métier" que celui qui est représenté au centre de la photo ci-dessous.



Bien sûr le 19e siècle vit l'industrialisation de ce secteur, et les usines de bonneterie surgirent dans toute la ville : Porron, Vitou, Doré, Mauchauffée, et une qui m'est particulièrement chère puisque ma tante y travaillait : Valton, autrement dit Petit Bateau. Les métiers circulaires (qui créèrent tant de dissensions entre les ouvriers, voir le document en bas au centre) augmentèrent considérablement les productions. Ils furent améliorés à Troyes par Lebocey, le "paternel" patron si l'on en croit la plaque commémorative offerte par ses employés ! Des années 50 à 80, parmi les employés de Lebocey, figurait mon "Tonton Jean" dont j'ai souvent eu l'occasion de vous parler ici.


Bien entendu et malheureusement, nombre de ces entreprises ont fermé, en particulier depuis les années 1990, et la "délocalisation" a fait ici les mêmes ravages que partout ailleurs en France. Si par exemple la marque Petit Bateau a regagné une clientèle branchée, ce n'est qu'une infime partie de ses productions qui est fabriquée à Troyes, le reste étant délocalisé en Tunisie et au Maroc. le progrès, disent-ils...

Presque toutes les illustrations viennent du Musée de la Bonneterie de Troyes, Hôtel de Vauluisant.

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V comme Vaunois, Villetet, Voinchet
Voir mon nom écrit sur les registres anciens provoque toujours chez moi une émotion particulière.  Manque de modestie sans doute :-)  Plus largement, si je considère les patronymes de mes quatre grands-parents, trois d'entre eux commencent par la lettre V, seule ma grand-mère Rétif fait de la résistance ! J'étais destinée à faire partie de "la fin de l'alphabet", à l'école ...


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W comme..... Wagons

"Wassy, terminus, tout le monde descend !" . Voilà ce qu'aurait pu dire Gaston, quand il fut engagé en 1923 à la Compagnie des Chemins de fer de l'Est. C'est au lendemain de son mariage avec Marcelle Voinchet que son beau-père Lucien et son beau-frère Albert, qui y travaillent déjà,  le font entrer dans ce qui deviendrait plus tard l'une des branches de la SNCF.


Trente cinq ans et deux médailles du travail plus tard, il prit sa retraite et s'occupa de son jardin et de ses lapins.

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Pour lire mes autres articles du challenge : Les Cerisiers de A à Z

Pour suivre tous les articles des challengers sur scoopit : Généalogie de A à Z

La page Facebook des challengers : Bloguez votre généalogie de A à Z

Retrouvez toutes les interventions de ceux qui ont relevé le défi généalogique, sur le blog de Sophie Boudarel, de la Gazette des Ancêtres.

18 commentaires:

  1. Ah ça fait plaisir de te lire de nouveau ! Tu rattrapes le retard avec brio et à TGV ! Bravo !!!
    Plein de bises !

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    1. Merci Gloria, bon ça fait TGV comme ça, mais j'avais tout de la loco à vapeur, ces derniers jours :-))

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  2. Bonjour,

    Triplement bravo .... ce fut un plaisir (un régal) de lire ces "nouvelles" généalogiques écrites d'une belle écriture.
    Je lève donc mon verre de "Courgis" chablisien à votre santé. JFP

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    1. Merci beaucoup Jean-François. Ce challenge m'a donné le goût de me pencher encore plus sur la vie de mes ancêtres et d'imaginer, de raconter, ce qu'ils ont pu vivre. Je partage avec plaisir ce petit verre de chablis (même si celui qui portait le nom de mes ancêtres à Courgis, Adine, n'existe plus !). Merci de votre fidélité.

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  3. Je suis contente de te lire de nouveau.

    Trois articles d'un coup, chapeau ! Mais il en manque encore trois ;-)

    A bientôt !

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    1. Ah Sophie, tu ne laisses aucun répit à tes troupes :-) ! C'est en cours, je vais rattraper ça. Un immense merci pour ce challenge que tu as organisé. Je n'étais vraiment pas sûre de pouvoir y arriver car ça prend beaucoup de temps, et le temps c'est ce qui me manque le plus ! Mais ce fut un bonheur, de recherches, d'écriture, mais aussi de lectures et de découvertes d'autres univers généalogiques. Merci et... à la prochaine fois :-))

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  4. Effectivement voir son nom au fil des registres provoque une émotion,surtout lorsqu'on le voit précédé du prénom de son son frère 150 à 200 ans en arrière dans un registre de décès....ça m'a filé un drôle de coup !!!!
    Bravo pour ces trois articles d'un coup....et pas grave pour le retard,j'en ai eu aussi !
    Bribri

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    1. C'est exactement ça Bribri. Mais j'ai eu plus de chance que toi : j'ai ainsi l'acte de baptême de mon petit frère Jean Claude... né en 1790, il y a 223 ans :-)) Je le lui ai offert d'ailleurs, sur papier parchemin avec un beau ruban rouge, lors d'un anniversaire.
      Pour le retard, j'avais un mot d'excuse ;-)
      Bonne journée.

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  5. Bravo pour ces billet qui rattrape largement ton retard (très excusable d'ailleurs .
    Ce doit être une émotion que de voir son nom sur ces registres ,je n'y vois pas du tout un manque de modestie .
    Bonne fin de journée et bises

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    1. merci Brigitte :-) ! Quand j'ai commencé mes recherches "en vrai" à la mairie de Cerisiers puis de Villechétive, des Vaunois j'en voyais PARTOUT ! J'avais l'impression que cette famille avait monopolisé les villages. J'avais tout photographié, sans la rigueur nécessaire parfois, sans noter où et quand j'avais pris tel cliché ... Si bien qu'arrivée chez moi, je m'apercevais qu'il fallait tout refaire ;-) Dans ce domaine-là aussi, l'expérience apporte un plus ! Bonne journée à toi.

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  6. Zut il manque le S à billet !!!

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    1. c'est moi qui perturbe tout le monde avec mon billet trois en un :-)) Bises.

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  7. La marque "Petit bateau" !!! Un produit de qualité en pur coton !!! J'en ai porté :-)
    Bravo pour ce trois en un. Je vais lire le suivant...
    GROS BISOUS Odile

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    1. Oui moi aussi j'en ai porté "à l'époque" d'autant qu'avec ma tante (qui y travaillait donc), nous avions accès à ce qui était le premier "magasin d'usine". Rien à voir avec les hypermarchés qui cernent la ville maintenant. C'était en fait un tout petit atelier (comme une mercerie à l'ancienne !) au fond de l'usine Valton, dans lequel on pouvait acheter pour vraiment pas cher les "deuxième choix". Et le 2e choix Petit Bateau, à l'époque, c'était encore du top niveau. Parole de couturière "polyvalente" (ma tante !). Bises Marité et merci de tes encouragements.

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  8. Bravo pour ces trois articles. Je crois qu'il est tout à fait légitime d'être fière de voir son nom
    "signé" sur des registres. C'est émouvant aussi.
    bises

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    1. Oui Annick, très émouvant, et voir les différentes formes que ce nom a prises, c'est aussi très intéressant.

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  9. Ah, l'époque où les ouvriers faisaient poser des plaques en l'honneur de leur patron ! Aujourd'hui, les patrons préfèrent sans doute la reconnaissance du CAC40... :-(

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    1. Les ouvriers qui sont virés par centaines auraient en effet quelque difficulté à poser une plaque en l'honneur de leur patron . Quel gâchis...

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