lundi 22 avril 2013

S comme.... Semaine

S''il est relativement facile de trouver la date du décès de nos ancêtres, il est plus difficile, voire impossible, d'en connaitre la cause, la plupart du temps.

Marie-Anne Semaine est née le 24 septembre 1755 à Cerisiers. Son père est Jean Léonard, vigneron et sa mère Marie Dupré. C'est la petite nièce de Marie Thérèse Semaine dont je vous ai parlé à la lettre M comme  Ménopause, celle-là même qui entraîna sa famille dans la mort avec l'aide d'un sorcier peu doué ! Marie Anne Semaine n'a pas encore 2 ans quand son père meurt , il a 25 ans. Sa mère se remarie deux ans plus tard avec François Pigeotte, avec lequel elle aura deux autres enfants.

Marie-Anne épouse le 23 juillet 1776, à Cerisiers, Jean Louis Vaunois. Il est charron et âgé de 23 ans. C'est l'un des fils de Louis Vaunois, tisserand, dont je vous ai déjà parlé à la lettre C . 


Entre 1777 et 1791, ils auront ensemble 7 enfants : Marie Anne en 1777, qui ne vivra que 3 ans. Jean en 1779 sera marchand à Paris. Antoine est  né en 1781. Jean Nicolas, né en 1784 vivra jusqu'en 1854 et sera laboureur à Villechétive. Je vous en ai déjà parlé à la lettre F comme Fléaux, c'est mon ancêtre. Viendront ensuite Marie Aimée en 1786, Thérèse Victoire en 1788 et Pierre Romain en 1791.

Le 18 août 1791, Jean Louis meurt à Cerisiers, il a 38 ans.



 Cette mort, en soi, bien que précoce ne serait pas exceptionnelle : maladies, accidents liés au travail ou qu'on appellerait aujourd'hui domestiques . Ce qui l'est moins ne figure pas sur l'acte d'inhumation de Jean Louis, mais sur celui de sa femme, Marie Anne Semaine. Elle est morte en effet deux ans, jour pour jour, après son mari, le 18 août 1793 ; elle a 37 ans.



Cette concordance de dates m'étonne, même si bien sûr il peut s'agir d'un simple hasard.... Je ne sais dans quel type d'archives je pourrais tenter de trouver un début de réponse. Si vous le savez, merci de m'orienter en laissant un commentaire. A priori, ce qui m'est venu à l'esprit évoque plutôt le S de Suicide, mais.... Ce pourrait être aussi en lien avec la révolution

Je ne connais pas le destin de tous les enfants de ce couple, orphelins très tôt. Si Jean Nicolas s'est installé à quelques kilomètres à l'âge adulte, Jean est devenu marchand à Paris. Thérèse Victoire et Marie Aimée se sont mariées à Cerisiers. Quant à Antoine, son destin ne fut pas meilleur que celui de ses parents. Il n'a pas survécu plus de 3 mois à sa mère. Il est mort le 24 novembre 1793, chez Jean Mossot, laboureur, et Aimée Bourgeois sa femme. Il avait douze ans, et avait peut-être été placé chez eux comme domestique.


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15 commentaires:

  1. Bonjour !
    Quel blog interessant, ainsi, on sent ses ancetres comme...plus proches je dirais !
    Les dates, ca peut etre un hasard, mon grand-pere est decede le jour de son anniversaire....j'ai une amie qui a 2 filles ayant le meme jour d'anniversaire a 2 ans de difference....
    Amities de Flo.

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    1. Bonsoir Flo, bien sûr ce pourrait être un simple hasard, certains diraient probablement. Je trouve toujours étonnantes les concordances de dates, alors quand elles concernent deux événements aussi dramatiques, ça m'a fait réfléchir... Bonne soirée.

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  2. C'est possible, en effet car la date interpelle. Mais rien dans l'acte ne mentionne une mort suspecte. Elle n'est pas retrouvée noyée, ni pendue, ni tombée d'un arbre. Dans ce cas là il y aurait eu un début d'enquête, on aurait appelé l'officier de santé, qui aurait examiné le corps, à cette époque les constatations sont inscrites dans l'acte de décès, tu les aurais trouvées. Même si souvent il est conclu à une mort accidentelle (voir la noyée des Coutures). Les suicides de l'époque sont violents.
    Bises.

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    1. Sur les registres que j'ai eu l'occasion de parcourir (j'ai fait des dépouillements un peu plus systématiques mais sur des périodes plus tardives, où la mention de la cause du décès était interdite), donc sur ces registres dans l'Yonne ou dans la Haute-Marne, je n'ai jamais trouvé mention de la cause de décès sur l'acte lui-même. Je crois que ça dépend vraiment du curé qui les enregistrait ! Certains sont très diserts d'autres laxistes (j'ai en mémoire les mariages de Cerisiers autour de 1700 qui ne donnent AUCUNE indication, ni âge des mariés, ni filiation... Quelle frustration ! Mais il pourrait y avoir un acte joint au registre, un peu comme l'histoire du sorcier que je raconte à la lettre M. Et là, il n'y a rien. Mystère.

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  3. Même de nos jours j'ai rarement vu un suicide qui n'était pas violent, Gloria ...

    Peut-être auras-tu ta réponse un jour ,Odile ,ou pas ...
    Bises

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    1. Brigitte, je me suis mal exprimée. Je voulais dire qu'il n'était pas possible de mourir en avalant un tube de comprimés... Or on ne la retrouve ni au pied d'un arbre, ni au bord de la rivière... Parmi toutes les morts suspectes que j'ai répertoriées sur cette période révolutionnaire tout se passe hors de la maison.

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    2. En effet Brigitte, je resterai avec mes interrogations donc ! Je vois ce que tu veux dire Gloria, la seule mention du lieu où on a trouvé le corps est déjà une indication. Mais là....

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  4. Oh oui, de nos jours aussi les suicides sont violents, chez les femmes, ce n'est pas que
    les médicaments à forte dose mais des pendaisons, le feu.

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    1. Ce qui après tout n'est peut-être pas le cas ici, j'ai peut-etre eu tort d'entrouvrir cette fenêtre ! Je suis sûrement trop... romantique !

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  5. C'est bien pour cela que j'ai crée la base GénéaDécès pour y répertorier les causes de décès lues dans les journaux ou autre. Parfois les actes sont explicites mais c'est tellement rare :( Je bénis le maire de Bailleul Neuville (76) d'avoir indiqué sur l'acte de décès d'un couple d'ancêtres en 1845 qu'ils avaient été assassinés. Comment aurais-je pu le savoir autrement??

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    1. Oui Valérie, il me semble aussi que c'est assez rare... dans les villages sur lesquels j'ai travaillé, en tout cas.Est-ce que le cas de mes ancêtres morts "de sorcellerie", que j'ai raconté à la lettre M pourrait entrer dans ta base généadécès ?

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  6. Intéressant en tout cas et coïncidence troublante. Les registres paroissiaux auraient pu nous éclairer, car il aurait été dit si elle avait reçu les sacrements de l'église et le Saint-Viatique avant sa mort. C'est souvent dans les cas de mort accidentelle ou "imprévisible" que le curé justifie pourquoi il n'a pas pu donner les derniers sacrements...
    A bientôt!

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    1. En effet Sébastien, très bonne observation ! C'était déjà un effet de la "modernité" et du respect de la vie privée, je présume ! Ce qui n'arrange pas les affaires des généalogistes. A bientôt.

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  7. Je vois que tu vas mieux puisque tu es arrivée au bout de ta gageure abécédaire.
    Autant néophyte en langage informatique que béotien en matière généalogique, j'ai cependant bien apprécié les photos et les références littéraires; même si beaucoup "d'hébraïsmes" m'ont échappé :
    twitter, RT, captcha, pearltress, facebook etc..
    Toutes mes félicitations pour cet excellent résultat.
    Il faut continuer et tirer une édition papier.
    Bon courage
    Georges

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    1. ça va ... un petit peu mieux chaque jour ! Première sortie aujourd'hui !
      Merci et je suis contente que tout ce travail ait été apprécié. A l'occasion je te montrerai à quoi correspondent tous ces barbarismes... rien ne presse, tu te débrouilles déjà très bien avec internet.
      Tirage papier, oui pourquoi pas ? Je vais étudier ça. A bientôt.

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